Une famille qui a le hockey dans le sang
Jude Osmond
Caroline Sauvé et Nicolas St-Pierre, ainsi que leurs filles, Pénélope et Stéphanie, ne forment pas une famille comme les autres; ils sont de véritables passionnés de hockey.
Depuis leur plus jeune âge, Pénélope et sa sœur excellent au hockey, faisant preuve d’un talent athlétique naturel dès leur plus jeune âge. Pénélope raconte qu’à l’âge de six ans, elle jouait déjà avec des filles plus âgées dans la division novice et dominait la compétition. « Je marquais environ cinq buts (ou, je pourrais dire, beaucoup de buts) par match », plaisante-t-elle.
Très jeunes, les deux filles ont démontré un talent exceptionnel, ce qui les a amenées à rejoindre la ligue masculine, où elles se sont épanouies grâce au calibre des équipes. Elles ont ainsi pu jouer au plus haut niveau et connaître du succès.
Le fait de connaître plusieurs de leurs coéquipiers et adversaires leur a permis de se sentir plus à l’aise dans ce nouvel environnement. « Quand je suis passée chez les garçons, c’était le choix de mon père », explique Pénélope. « Et c’est sans doute le meilleur choix qu’il ait jamais fait ».
Pénélope étudie à la Northwood School, située aux États-Unis, qui possède un programme de hockey féminin d’élite. Celle-ci a confié que le fait d’avoir joué avec des athlètes masculins a grandement contribué à son développement, surtout durant les années précédant son entrée à Northwood. En 2027, elle a décidé de poursuivre son parcours à l’Université Colgate, classée 15e au pays pour ses programmes de hockey féminin. L’établissement est également réputé sur le plan académique, ce qui a été un facteur déterminant dans le choix de la jeune fille.
Nicholas St-Pierre a entraîné ses deux filles pendant leur jeunesse, et il est aujourd’hui entraîneur-chef de l’équipe de Stéphanie : les Dragons de l’Outaouais (Bantam AA). Il a d’ailleurs été en nomination à deux reprises dans la catégorie « Entraîneur de l’année » au Gala Excellence sportive Outaouais.
Stéphanie a souligné l’importance de savoir faire la distinction entre son père, l’entraîneur, et son père, tout court, lorsqu’ils sont à la patinoire. Sur la glace, il est son entraîneur, mais en dehors de la glace, il redevient son papa.
Stéphanie et Pénélope ont toutes deux représenté l’Outaouais aux Jeux du Québec, et y ont toutes deux remporté l’or : Pénélope en 2024 et Stéphanie en 2026.
« J’ai vu ma sœur remporter l’or, et ensuite, j’ai eu ma chance. C’était la plus belle expérience de ma vie; c’était comme mes mini-Jeux olympiques », a déclaré Stéphanie.
De plus, en 2025, Pénélope a participé au Championnat national féminin des moins de 18 ans avec Équipe Québec, qui a marqué l’histoire en gagnant la médaille d’or pour la première fois à cet événement sportif.
Caroline et Nicholas ont indiqué que permettre à leurs filles de jouer dans des équipes masculines de haut niveau apporte son lot de défis, notamment celui de faire face aux commentaires négatifs de personnes qui jugent cela trop difficile ou dangereux. Cependant, ils demeurent convaincus que c’était la meilleure décision pour leurs enfants.
Ils ont reçu beaucoup de soutien de la part d’anciens entraîneurs, dont Karl Fredette, qui a entraîné les filles dans le Pee-Wee AAA Relève; Lucas Byrne, qui a entraîné Pénélope en Bantam AAA, ainsi que Stéphanie lors d’entraînements et de camps de hockey spécialisés; Éric Dagenais, qui a entraîné Pénélope en Atome AA et Pee-Wee AAA; Jason Guitard, qui a entraîné Stéphanie en Pee-Wee BB et Bantam BB; et Simon Gagné, qui a entraîné Pénélope avec l’Intrépide dans la catégorie Cadet division 1.
Stéphanie a confié que tous les commentaires négatifs qu’elle entend lorsqu’elle joue avec les garçons deviennent pour elle une source de motivation, ce qui la pousse à se surpasser et à prouver qu’elle est à la hauteur.
Tandis que Pénélope sert de modèle à sa sœur Stéphanie dans leur progression au hockey, Stéphanie affirme vouloir tracer sa propre voie. Toutes deux ont déjà remporté de nombreux prix malgré leur jeune âge, faisant preuve d’une détermination remarquable en jouant aux côtés de garçons en grandissant.
Pour les sœurs St-Pierre, le hockey est bien plus qu’un sport; c’est une véritable communauté, et elles s’estiment chanceuses d’avoir croisé le chemin de tant de personnes exceptionnelles.
Trad. : MET


