Lancement du Comité-choc pour la création de logements abordables à Gatineau
Drazen Seslija
La toute première réunion du Comité-choc en logement de la Ville de Gatineau pour le mandat des travaux 2026-2029 a eu lieu le lundi 9 mars à la Maison du Citoyen dans le secteur de Hull.
Parmi les membres présents se trouvaient Maude Marquis-Bissonette, mairesse, Caroline Murray, présidente du Comité et conseillère municipale du district de Deschênes, ainsi que des acteurs et des partenaires du milieu du logement de l’Outaouais, mais aussi ceux des régions éloignées du Québec, entre autres. Ils ont eu l’occasion de se réunir afin de discuter des dossiers et de la planification en matière de création de logements pour accélérer les projets dans toutes leurs phases et favoriser la collaboration.
D’emblée, l’objectif ultime a été fixé : le conseil municipal souhaite favoriser la création d’au moins 1 500 nouveaux logements abordables hors marché s’échelonnant sur les quatre prochaines années.
Les partenaires et les équipes du Comité-choc ont d’ailleurs ciblé plus de 1 600 unités, qui sont actuellement en dépistage ou en analyse, pour les développer en projets concrets.
Budget municipal pour le projet
L’aspect financier a aussi été abordé. Ce sont donc plus de 20 millions de dollars qui ont été ajoutés pour cette année en provenance du budget municipal 2026 pour soutenir les projets de logements hors marché, notamment les logements sociaux.
Mme Murray a soutenu que l’ambition première de la Ville de Gatineau est « que plus personne ne dorme dans la rue » et que la Ville « veut des logements sociaux ».
La discussion a aussi porté sur l’adoption de meilleures pratiques pour éventuellement les adapter à la réalité de la Ville de Gatineau avec un tour de table des acteurs du milieu du logement.
Zonage
Le programme particulier d’urbanisme (PPU), l’une des pièces maîtresses du plan d’urbanisme du développement du territoire municipal de la ville de Gatineau, qui s’est terminé en 2025, a été l’un des sujets de discussion.
Mme Murray a confirmé qu’il y aura des changements de zonage avec la mise en place du nouveau PPU, ce qui va ouvrir la voie à la possibilité de voir des projets qui n’étaient pas conformes jusqu’ici se concrétiser.
Elle a aussi indiqué que le zonage incitatif est toujours dans les premières options en donnant comme exemple le zonage incitatif déployé dans le Vieux-Aylmer, qui s’est notamment caractérisé par l’assouplissement de certaines contraintes pour mener des projets de construction de logements à terme. « Le zonage incitatif est une manière pour nous de venir redonner à la communauté en échange d’avoir plus d’étages. Ça peut être pour des infrastructures, des logements sociaux, c’est sur la table », a-t-elle expliqué.
