Déjà 120 jours à la mairie pour Maude Marquis-Bissonnette
Drazen Seslija
L’heure était au bilan le matin du 11 mars à Gatineau, alors que la mairesse Maude Marquis-Bissonette a tenu une conférence de presse à l’hôtel de ville pour faire le point sur les 120 premiers jours de son nouveau mandat. Au menu : dossiers prioritaires, orientation à prendre et enjeux de taille.
Dès le début de son allocution, la mairesse a mentionné en toute transparence qu’elle souhaite améliorer sa collaboration avec le gouvernement du Québec pour faire avancer ses projets.
« On est une grande ville québécoise en contexte frontalier et, parfois, on se sent loin de Québec, donc c’est sûr qu’une grande partie des activités des 120 premiers jours a servi à faire valoir la voix de Gatineau un peu partout », explique-t-elle. « Concrètement, j’ai pris la présence des grandes villes de l’UMQ. On a participé à une commission parlementaire à Québec sur le projet de la loi 1 ».
Mme Marquis-Bissonnette a aussi fait état de la situation actuelle et de la direction à prendre avec les ressources dont elle dispose, en présentant les dossiers prioritaires de la Ville.
« Assurément, les représentations entourant le tramway constituent une mobilisation forte de ce début de mandat. Donc, être à la table, c’est défendre la réalité de Gatineau : nos besoins en infrastructure et en logement, l’augmentation fulgurante de l’itinérance, nos atouts en développement économique – je dirais que c’est plus important que jamais », a-t-elle affirmé.
Elle a confirmé que les discussions liées au tramway avec le gouvernement du Québec sont toujours en cours pour faire avancer le projet.
Pour ce qui est du dossier de l’itinérance, elle a précisé que la Ville va aussi se pencher sur l’itinérance cachée à Buckingham, une réalité qu’elle qualifie de « fragile », ainsi que sur l’itinérance chez les femmes et les jeunes de 18 à 25 ans.
Dans la liste des enjeux, Mme Marquis-Bissonnette a évoqué la bonne répartition du budget et les défis en matière d’infrastructures avec les coûts des projets municipaux qui ont explosé, notamment en raison des nouvelles réglementations provinciales, qui représentent environ 40 % de cette hausse.
